Chauffeur routier depuis 22 ans, auteur
Marc Laquay, routier et auteur
Vingt-deux ans que je roule, dont quinze la nuit. J’ai raté des anniversaires, des Noëls, des morceaux d’enfance de mes filles. J’ai aussi vu des levers de soleil que personne d’autre ne verra. Tout ça, je l’ai mis dans un livre.
Sorti le 19 octobre 20265 étoiles sur AmazonInvité de Nicolas Vidal sur Tocsin
Le livre
Routier, ma vie sur la route
L’horizon dans les yeux
Pendant plus de vingt ans, j’ai vécu au rythme des départs avant l’aube et des kilomètres avalés dans la nuit. Quinze années en transport frigorifique, à rouler quand les autres dorment, entre quais, nationales, autoroutes et aires de repos.
Le livre suit ma vie dans l’ordre, sur 204 pages. Le gamin qui regardait passer les camions sans savoir où ils allaient. La formation, les quais, les restaurants routiers, les aires de repos. Puis ma vision du transport : son évolution, la place des femmes dans le métier, ce qu’il m’a apporté, et ce qu’il m’a pris.
Je l’écris dès les premières pages : je n’ai écrit ce livre ni pour salir le métier, ni pour l’embellir. Il y a la fatigue, la pression des délais, ce départ de feu sur mon camion au bord d’une nationale. Il y a aussi les rencontres, et cette liberté que seuls ceux qui vivent derrière un volant peuvent comprendre.
Je ne suis pas écrivain de métier. Je suis un routier qui a voulu laisser une trace. J’ai tout fait moi-même, en auto-édition : l’écriture, la mise en page et la couverture, dont la photo, prise un matin depuis ma cabine, quand la nuit bascule dans le jour.
Ils l’ont lu
Les premiers retours de lecture
« Très beau livre sur la vie de routier avec ses galères, mais pas que. Ce métier qui est très mal connu et pourtant, qui nous apporte tant. A lire absolument »
Client Amazon, 5 étoiles sur 5
« Dès le début j’ai beaucoup aimé […] hâte de lire la suite !! »
Sandrine, fille et nièce de routiers, sur Facebook
« très beau livre »
Françoise B., achat vérifié sur Amazon, 5 étoiles sur 5
Le disque d’une vie de routier
Vingt-deux ans au tachygraphe
Le chronotachygraphe enregistre chaque heure de conduite et chaque heure de repos. Sur le disque d’un routier de nuit, le trait orange commence vers 21 heures et s’arrête au petit matin. Le mien a ressemblé à ça pendant quinze ans. Et au bout du trait orange, il y a parfois un lever de soleil que personne d’autre ne voit.
22 ans
au volant d’un poids lourd
15 ans
de nuit en transport frigorifique
6 jours
sur 7 dans la cabine, pendant des années
18 mois
pour écrire le livre, souvent dans la cabine, pendant mes coupures
Pourquoi j’ai écrit ce livre
Derrière le pare-brise, il y a quelqu’un
Un camion, on le voit. Il est gros, il est lent, il traîne dans les ronds-points. On le double en soufflant. Ce qu’on ne voit pas, c’est celui qui est dedans.
Dix heures de route, seul, entouré de circulation. Ça, personne ne le voit.
Avant la route, il y a eu l’armée, mon autre passion. Après, j’ai passé le titre professionnel de conducteur : ce métier collait à ma personnalité. Être seul, toujours en mouvement, et utile. Depuis la sortie de formation, je n’ai jamais arrêté, dont dix-huit ans dans la même entreprise. Il y a eu des jours où j’en avais marre de tout. Et puis le soir, je monte dans le camion, je démarre, et j’ai oublié.
Au début je roulais de jour, comme les collègues. Je partais le dimanche soir, je rentrais le samedi matin, et j’avais l’impression de ne pas avoir de vie. Alors je suis passé de nuit, en me disant que je vivrais la journée. J’ai seulement décalé le problème : le jour, il faut dormir pour repartir le soir.
Avant, sur les parkings, on descendait du camion. On discutait avec le chauffeur d’à côté, quelqu’un qu’on ne connaissait pas et qu’on ne reverrait peut-être jamais. Il y avait ce contact. Aujourd’hui, chacun reste dans sa cabine, avec son écran pour seul voisin, et les relais routiers où l’on prenait un café ensemble ferment les uns après les autres.
Pendant vingt ans, j’ai entendu les collègues raconter leur vie devant la machine à café. Moi aussi, j’avais des choses à raconter, mais à tout le monde, et pour que ça serve. Des livres sur notre métier, il y en a, souvent écrits par des journalistes. Je me suis dit que ce serait plus juste venant de quelqu’un qui est derrière le volant.
« Si j’arrive à faire changer d’avis une seule personne sur les routiers, j’aurai gagné mon pari. »
Marc Laquay
Ce que la route m’a coûté
Mes filles, je ne les ai pas vues grandir
Quand j’ai commencé le métier, elles étaient toutes petites. Je partais le dimanche soir, je rentrais le samedi matin, et à chaque retour leur visage avait un peu changé.
Des anniversaires, des Noëls : j’étais sur la route.
Sur le moment, on ne s’en rend pas compte. On fait ça par passion. C’est avec le recul qu’on mesure le temps qu’on n’a pas passé avec ses enfants, pour un métier qui offre très peu de reconnaissance.
Pendant l’interview, Nicolas Vidal, jeune papa, m’a dit que c’était ce passage qui l’avait le plus touché.
Aimer un métier n’empêche pas de regarder ce qu’il vous a coûté.
Le témoignage d’un chauffeur
La pire histoire que j’ai entendue sur la route
Un chauffeur rentrait au dépôt par une petite route pleine de virages. Un automobiliste, agacé de rester derrière lui, l’a envoyé dans le fossé, puis l’a agressé.
Plus de deux ans après, il passe encore d’opération en opération. Il m’a confié son témoignage, et je l’ai mis dans le livre tel qu’il l’a écrit.
Vu sur Tocsin
Invité de Nicolas Vidal à la Matinale
Vingt minutes pour parler du livre, de mes filles, du travail de nuit, des relais routiers qui ferment et d’un métier qui a beaucoup changé depuis mes débuts, quand il n’y avait ni téléphone portable ni GPS.
« C’est un livre qui a attiré mon attention. »
Nicolas Vidal, Tocsin
Me rencontrer
Prochain arrêt : Nevers
5 décembre 2026
Je serai au rassemblement de camions de Nevers pour présenter le livre et discuter avec ceux qui passent. Le lieu exact et les horaires arrivent dans le carnet de route.
Et ensuite
Le deuxième livre est en cours d’écriture. Pour la fin de l’année, je prépare aussi un coffret avec le livre et un calendrier.
Au quotidien, je raconte la route sur TikTok, où plus de 4 000 personnes me suivent, sur Instagram et sur Facebook.
Questions fréquentes
Avant de commander
De quoi parle le livre « Routier, ma vie sur la route » ?
C’est le témoignage d’un chauffeur routier, écrit à la première personne : vingt-deux ans de route, dont quinze de nuit en transport frigorifique, les débuts, les rencontres, la solitude, les sacrifices pour la famille et l’évolution du métier.
Est-ce un roman ?
Non. Tout ce qui est raconté a été vécu. Je ne suis pas écrivain de métier, je suis routier : j’ai écrit avec mes mots, sans chercher à embellir.
Faut-il être du métier pour l’apprécier ?
Non, au contraire. Je l’ai écrit pour ceux qui croisent des camions tous les jours sans savoir qui est derrière le volant. Les collègues s’y retrouveront, mais il s’adresse d’abord aux autres.
Combien coûte le livre ?
18 € TTC, plus les frais de port, en le commandant ici, directement auprès de moi.
Existe-t-il une version numérique ?
Oui, la version Kindle est disponible sur Amazon : Routier, ma vie sur la route sur Amazon. La version papier se commande ici, directement auprès de moi.
Y aura-t-il d’autres livres ?
Oui, le deuxième est en cours d’écriture. Les nouvelles arrivent d’abord dans le carnet de route du site et sur TikTok.
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Montez dans la cabine
18 €
TTC, frais de port en sus. Commandé ici, « Routier, ma vie sur la route » part directement de chez moi.
Paiement par carte bancaire : ouverture très prochaine